Jean-François et Françoise

Que dire pour ne pas tomber dans la banalité ou le poncif ! D’autant que, plus que dire, il s’agit bien de regarder et de voir, de sentir et de ressentir, d’écouter et d’entendre. La période était idéale, les gens accueillants et la tagine, quoique répétitive à nos palais si gâtés, fleurait bon ces entêtantes épices indigènes. Que dire de ces paysages marocains le plus souvent rudes, austères, mais si variés dans leurs teintes et leurs tons, et par contraste, de la douceur des oasis et des abords des oueds si verdoyants et empreints de douceur en cette période printanière d’une année particulièrement prodigue de cette eau, ô combien vitale dans cet environnement. Que dire encore de cette discrète mais bien présente culture berbère, méconnue et pourtant si attachante par la simplicité et l’authenticité des autochtones de ce sud marocain tout au moins; notons particulièrement leur accueil chaleureux et, bien sûr à chaque fois accompagné de l’incontournable « thé », toujours le même, pourtant jamais pareil ! Faire mention de chaque personne rencontrée et appréciée tiendrait de la gageure mais osons relever tout de même la gentillesse, la finesse et l’intelligence de nos hôtes, les deux frères d’Aït Zineb. Que dire encore des intrigantes et innombrables casbahs aux histoires tant songées et sensationnelles qu’historiques et avérées; que dire du désert de sable, ses mirages réels ou imaginaires à l’instar, par exemple, des chameaux nous renvoyant aux Noëls et aux crèches de l’enfant européen d’autrefois qui naïf se prenait à inventer l’Afrique et les caravanes aux mille épices et autres marchandises précieuses. . . A peine quelques jours ont passés et il ne reste déjà plus que comme un rêve; la brièveté du séjour, la facilité et rapidité avec laquelle l’on passe d’Europe à l’Afrique et comme l’on en revient encore plus prestement, laissant derrière soi découverte, odeurs, sourires, simplicité pour reprendre si vite nos usages et métiers, quelque peu oubliés l’espace de l’escapade explique ce ressenti onirique. Tout fut prestement et parfaitement organisé en dépit de notre inscription de (presque) dernière minute. Mille merci donc à Vanessa, Xavier, et Abdelatif notre guide chauffeur (par ailleurs également d’une exactitude quasi aussi helvétique que les soussignés).

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